Restaurer l'image du Sénat. En prenant ses nouvelles fonctions de président de l'institution, Gérard Larcher s'est également engagé à rendre l'image du Sénat plus «transparente». Une façon de faire taire la polémique née de l'appartement cossu de son prédécesseur : un logement de 200 mètres carrés à proximité du jardin du Luxembourg. Une première étape semble aujourd'hui franchie. René Garrec, l'un des trois questeurs du Sénat (des élus qui gèrent le Sénat), annonce en effet dans «Le Parisien» vouloir déloger des locataires illégitimes. Sur «un parc de plus de quarante logements, seuls seize resteront comme appartements de fonction : celui du secrétaire général du Sénat, du médecin, d'un architecte, d'électriciens…»
Vingt-quatre personnes devront donc quitter leur logement au plus tard en 2012, précise René Garrec. Certaines ont «râlé» mais, rappelle le questeur, «l'article 144 de notre règlement intérieur, qui avait été un peu oublié, est clair : ces appartements sont octroyés à titre précaire et révocable.» Une fois les logements récupérés, ils seront transformés en bureaux.
La Haute Assemblée devrait ainsi déloger du personnel (concierges, chauffeurs, etc.) vivant dans des appartements compris entre 50 et 95 mètres carrés. Mais le Sénat dispose de plus grandes surfaces comme des appartements de 350 mètres carrés loués par les questeurs. Principale caractéristique de tous ces logements : leurs prix imbattables, entre 650 et 800 euros, charges comprises.
«Le Parisien», qui a sorti sa calculette, estime le cadeau financier octroyé à un locataire du Sénat vivant dans un 120 mètres carrés à 40 000 euros annuels. Autour du jardin du Luxembourg, le mètre carré se situe en moyenne à 35 euros. Les locataires du Sénat paient, eux, 13 euros du mètre carré pour une surface habitable de 50 mètres carrés et 3.72 euros pour un appartement de 215 mètres carrés. Les HLM de l'Opac de Paris ne peuvent rivaliser, avec des loyers variant de 6.6 euros à 11.5 euros le mètre carré.
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