Octobre est traditionnellement le mois des promotions. Par temps de tsunami financier et de récession économique, l'heure est désormais aux promos de choc. La chaîne Etam, entrée dans le rouge au premier semestre, promet 60 % de réduction, les Galeries Lafayette jusqu'à 50 %, tout comme Benetton ou Monoprix. Habitués à des rabais de l'ordre de 30 %, les consommateurs exigent des arguments plus convaincants pour sortir leur chéquier. Ils sont 36,3 % à attendre « plus que d'habitude » les offres promotionnelles pour acheter, contre 20,5 % il y a un an, selon le Credoc.
L'agroalimentaire, marqué par une forte hausse des prix cette année, s'est également mis au diapason. Franprix, Auchan, Leclerc, Casino et Intermarché multiplient les opérations du type « trois pour le prix de deux » ou « le deuxième offert ». « À l'avenir, les hypermarchés feront des promotions sur moins d'articles, mais avec des rabais beaucoup plus importants », selon Olivier Desforges, président de l'Ilec, qui regroupe les industriels de la grande consommation. Une loi récente permet aux distributeurs de mettre un frein aux promotions au profit de prix bas toute l'année, mais ils hésitent à l'utiliser. «Il y a un attachement encore très fort des clients aux promotions et autres opérations coup de poing», explique Gaëlle Le Floch, directrice de l'unité distribution de TNS Worldpanel.
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