• Disney mise sur ses valeurs sûres

    De notre envoyée spéciale à Los Angeles Emmanuèle Frois
    03/10/2008 | Mise à jour : 18:51
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    Au cours d'un véritable show à l'américaine, Dick Cook, président des Studios Walt Disney, a présenté ses nouveaux projets jusqu'en 2010.

    Hollywood Boulevard. Dans leurs costumes usés, Spiderman, Batman et autres Superman battent le bitume étoilé du Walk of Fame, attendant que des touristes tirent leur portrait. Triste envers du décor de la légende hollywoodienne. Le spectacle n'est pas dans la rue mais au Kodak Theatre où se déroule chaque année la cérémonie des Oscars. C'est dans ce lieu mythique du cinéma que la compagnie Disney a fait l'annonce de ses films jusqu'en 2010.

    Tapis rouge déroulé pour VIP venus du monde entier - membres de la compagnie, exploitants, médias. Dick Cook, président des Studios Walt Disney et véritable bête de scène, fait défiler les stars, dans un show à l'américaine formidablement orchestré, cinq heures durant : Jim Carrey, Robin Williams, John Travolta, Nicolas Cage, Sandra Bullock et les nouvelles jeunes égéries, Miley Cyrus pour Hanna Montana et la troupe de High School Music Hall 3. Le Hollywood Bowl Orchestra enchaîne les tubes disneyens, des extraits de films accompagnent les interviews minutées des acteurs qui se prêtent tous au jeu avec humour.

    Les 80 ans de Mickey

    Dick Cook ménage ses effets et réussit un joli coup de théâtre final avec Johnny Depp débarquant en tenue de pirate. Une apparition muette de Jack Sparrow qui sort son pistolet et fait semblant de tirer sur le « capitaine » Cook vaut tous les discours pour annoncer Pirates des Caraïbes 4. Johnny le boucanier est un fabuleux trésor à conserver précieusement - les trois précédents opus ont rapporté près de 3 milliards de dollars au box-office. Mickey, qui fêtera ses 80 ans le 18 novembre, peut se faire du souci. Depp devenu la nouvelle mascotte des Studios, sera également le Chapelier fou d'Alice au pays des merveilles (2010), dans une version 3D signée Tim Burton. Et il incarnera l'Indien Tonto, fidèle compagnon d'un justicier masqué dans le western The Lone Ranger, adapté de la série télé.

    « Seul le meilleur est bon pour Disney », assène Dick Cook qui, en réponse à la crise financière et au climat délétère, prend des risques mesurés, limités, en recyclant ses franchises, ses succès. Ainsi Nicolas Cage reprend du service dans Benjamin Gates et Jeff Bridges dans Tron 2.0 de Joe Kosinski, suite du cultissime film de Steven Lisberger (1982).

    Disney s'appuie aussi sur ses valeurs sûres. « Durant leur carrière, ils ont chacun rapporté à l'industrie 2 milliards de dollars », fanfaronne le président Cook en présentant Robin Williams et John Travolta réunis dans Old Dogs (2009). Au Kodak Theatre, leur duo fait des ravages, tout comme les quelques minutes hilarantes du film de Walt Becker. « Dans le film, Ella, qui est la fille de John dans la vie, interprète mon enfant et sa femme, Kelly Preston, mon épouse. C'est un film échangiste, très familial, à la Disney ! », plaisante Robin Williams. L'innovation fait également partie du programme. Dans A Christmas Carol (novembre 2009) adaptation du conte de ­Dickens, Robert Zemeckis développe un peu plus la technique de la « performance capture » avec un Jim Carrey qui confie : « Je joue sept rôles différents, je suis un bon investissement ! »
    » Retrouvez les grands classiques de Disney avec Alapage.com

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