
Faut-il ou non souscrire une assurance scolaire ? C'est la question que se posent les parents tous les ans lorsqu'à la rentrée leur enfant revient à la maison avec des brochures d'assurance. Elles proviennent des compagnies qui ont passé des partenariats avec les associations de parents d'élèves : les MMA avec la Peep et la MAE avec la FCPE, qui assure un élève sur deux.
Bien qu'elle soit fortement conseillée par le ministère de l'Éducation nationale, qui la juge « indispensable », cette assurance est facultative. Les enfants sont en effet couverts pour toutes les activités scolaires obligatoires, l'État étant responsable des accidents survenus aux élèves, même si les remboursements pour les petits dommages sont dans les faits difficiles à obtenir. Cette assurance peut en revanche être exigée pour les activités facultatives extrascolaires : classes vertes, classes de neige, voyages ou visites de musée… D'autant que le risque d'accidents est important. Selon la MAE, 58 % d'entre eux ont lieu dans le cadre scolaire. Les plus touchés sont les 8-15 ans (58 %).
Toutefois, à l'heure où la baisse du pouvoir d'achat pousse les parents d'élèves à rogner sur leurs dépenses, certains parents peuvent être tentés de ne pas souscrire d'assurance. Il faut alors faire le tour de ses autres contrats pour vérifier si votre enfant est déjà couvert. Il peut en effet l'être par le biais de vos assurances personnelles même pour des activités extra-scolaires.
Les assurances scolaires comportent en effet deux garanties distinctes : l'une de responsabilité civile, couvrant les dommages que votre enfant pourrait causer à d'autres enfants, et l'autre assurant ses propres dommages corporels. Or, ces deux garanties peuvent faire l'objet de contrats différents. Généralement, votre contrat multirisque habitation comporte une garantie responsabilité civile (RC). De plus, certains contrats « garantie des accidents de la vie » (GAV) ou « individuelle accident corporel » assurent l'enfant lorsqu'il est victime d'un accident sans responsable identifié.
Par ailleurs, de nombreux assureurs incluent l'assurance scolaire dans les contrats multirisques habitation. C'est le cas par exemple à la Maif (Raqvam). À la Macif, celle-ci est incluse dans les contrats habitation (Résidence principale) et dans la formule Régime de prévoyance familiale accident. À la GMF, elle est seulement incluse dans les contrats « accidents et famille ».
Reste que, pour un prix relativement modeste (10 à 30 euros par an en moyenne), l'assurance scolaire peut offrir des avantages que ne présente pas un contrat traditionnel. Les franchises sont ainsi moins élevées, voire inexistantes. « À la MAE, nous remboursons dès le 1er euro », assure-t-on à la MAE. Et beaucoup de compagnies offrent des garanties extrêmement larges, prévoyant, par exemple, le vol du cartable, mais aussi le risque de racket ou d'agression ou encore les frais d'école à domicile en cas de maladie. « C'est important d'avoir une assurance spécifique, par exemple lorsqu'on a un enfant musicien : s'il casse son instrument, l'assurance le rembourse », souligne Anne Kerkhove, présidente de la fédération de parents d'élèves Peep.
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